Pourquoi aider les personnes en situation de grande précarité ?

 Chacun a droit à une alimentation saine, 

à des soins et à un toit. 

(selon l'Article 25 de la déclaration des droits de l'homme)

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Que proposons-nous pour les aider à s'en sortir ?

Projet social 2009

ACCUEILLIR

Accueillir sans restriction et sans discrimination toute personne sans abri, mal logée ou isolée qui fait appel à notre Centre d'Accueil de Jour. Toute personne accueillie trouve là un lieu d'accueil où satisfaire ses besoins les plus fondamentaux :
  • Douche
  • Petit-déjeuner
  • Petits soins
  • Déjeuner
  • Vêtements propres
  • Aide administrative

ANIMER

L'association met en oeuvre, tout au long de l'année, des activités de loisirs, culturelles et sportives. Afin d'aider ceux qui fréquentent régulièrement notre centre d'accueil à rompre l'isolement, à créer des liens avec les autres et favoriser le "vivre ensemble". 
 
Deux grands ateliers vont rythmer l'année 2009 :

  • Randonnée pour Tous sur les sentiers de la Réunion
  • Atelier de musique traditionnelle de la Réunion : le Maloya

ACCOMPAGNER

Il s'agit d'accompagnement dit de "première ligne". Il s'agit d'un accompagnement coordonné avec les professionnels des dispositifs d'insertion sociale :
  • Santé
  • Logement
  • Formation
  • Emploi

Mise en oeuvre d'atelier de redynamisation et de resocilisation:

  • Création de potager
  • Randonnée
  • Musique intrusmentale

Collaboration avec :

  • L'Équipe Mobile Spécialisée en Psychiatrie (EMSP)
  • Le Centre de Cure Ambulatoire en Alcoologie (CCAA)
  • La Permanence d'Accès aux Soins de Santé (PASS) 

SDF, une réalité complexe


 Sans abri, ce vocable englobe sans distinguo toute une frange de la population en difficulté de logement. Autrefois on les appelait "clochard", aujourd'hui SDF, sans domicile fixe. Cette expression passée dans le langage courant tend à désigner toute personne touchée par les formes extrêmes de la pauvreté et de l'exclusion. Elle est de plus  en plus associée à leur apparence qui témoigne de cette précarité : saleté, odeur, vêtements abîmés, visages cassés, mauvaises dentitions, mains et pieds rongés par les maux de la rue. 

Mais ce qui est vraiment pour certains, ne l'est pas forcément pour tous. Aujourd'hui, avec l'accroissement de nouvelles formes de précarité, la population de sans abri a changé de visage. On y rencontre des travailleurs précaires, des chômeurs en attente d'un logement, des jeunes sans familles et sans revenu minimum, des toxicomanes, des anciens détenus, des fous sans asile, des personnes âgées sans maison de retraite... 

Qui n'a jamais vu de personnes sans abri ? Vous les avez croisés dans la rue ou dans un lieu public. Certains d'entre nous, mal à l'aise, détournent le regard. D'autres se montrent compatissants.

Mais parfois quelques uns ne peuvent s'empêcher quelques paroles hostiles envers ces sans abri qu'ils reprochent d'être des assistés fainéants qui vivent au crochet de la société au lieu de leurs efforts. C'est mal connaître la réalité des personnes vivant à la rue.

Mêlant le vrai du faux, les idées reçues sont dans toutes les têtes. Une chose est certaine et les spécialistes l'affirment : les personnes sans domicile ne se sont pas retrouvées à la rue par choix. Auteur de livre "La question SDF", Julien DAMON est formel: "Il ne s'agit jamais d'un choix raisonné".

Comment en sont-ils arrivés à vivre à la rue ?

La quasi-totalité des personnes sans abri se sont retrouvées à la rue suite à une rupture familiale, à la perte d'un emploi, un deuil, une maladie. Des hommes et des femmes que la vie n'a pas épargnés et qui se trouvent contraints de faire de la rue leur unique refuge.

Pourquoi avons-nous choisi d'aider les personnes sans abri ?

Vivre à la rue est une torture, y laisser les gens une atteinte aux droits de l'homme.Psychanalyste et anthropologue, auteur des "Naufragés", Patrick Declerck le répète inlassablement. Il a aussi publié "Le sang nouveau est arrivé. L'horreur SDF".

La survie dans la rue est particulièrement tragique pour les SDF : Sous-alimentation, manque de sommeil et isolement les plongent jour après jour dans une immense souffrance. Pour faire taire cette souffrance, la presque-totalité s'embourbe dans une précarité extrême.

Vivre dans la rue détruit la santé et peut provoquer la mort et pourtant, nombreux sont les femmes et les hommes qui continuent à y dormir. Ce qu'il faut savoir c'est que la violence, le froid, la pluie, la faim, l'angoisse, l'alcool les rendent confus, désorientés dans le temps et l'espace. Ils deviennent incapables de juger de leur situation.

Les études montrent qu'une personnes qui vit plus de six mois à la rue est fatalement atteinte par des pathologies relevant de la psychiatrie mais n'est pas traitée.

Après des années passées dans la rue, beaucoup d'entre eux finissent par ne plus pouvoir se réinstaller dans un logement. Pour y arriver, ils ont besoin d'un accompagnement pour s'en sortir, qu'il soit psychiatrique, médical ou tout simplement humain. Et cela demande du temps, beaucoup de temps. Temps que structures d'hébergement d'urgence ou professionnels sociaux n'ont pas à leur accorder.

Nous avons un devoir de solidarité à l'égard de ces hommes et femmes laissés sur le bord du chemin et dans le désespoir. 

Nous les aidons non pas par simple charité et gagner ainsi le paradis mais parce que les personnes sans abri sont aussi des citoyens dotés de droits civils, civiques et sociaux.

Parce que nous sommes persuadés que malgré des histoires difficiles, des traumatismes profonds, tout individu recèle de richesses personnelles qui peuvent être utiles à l’ensemble de la société. Aidé, il peut nourrir l'espoir d’être remis sur pied. Comme en témoignent toutes ces personnes ayant vécu longtemps à la rue, parfois avec de graves dépendances (alcool, drogue) et qui en sont ressorties avec l’aide d’associations et de services sociaux.

Leur vie a souvent mal commencé. Nous ne pouvons pas changer leur passé mais nous pouvons les aider à se bâtir un autre avenir. 
Soyons bâtisseurs d'espoir !